Al-Kahf 18:60-82 - Moussa et Al-Khidr

📖 Tafsir - Al-Kahf 18:60-82 - Moussa et Al-Khidr

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📚 Étude des Versets

📌 La quête de la connaissance et la sagesse cachée

Référence : Sourate Al-Kahf (18), Versets 60-82

Contexte du signet :

Cette histoire relate la rencontre entre le prophète Moussa (as) et Al-Khidr, un serviteur d’Allah doté d’une connaissance spéciale. Elle enseigne l’humilité face à la connaissance et la patience face à ce qu’on ne comprend pas.

Versets clés en français :

18:65-66 : « Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une miséricorde de Notre part et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. Moussa lui dit : “Puis-je te suivre, à la condition que tu m’enseignes de ce qu’on t’a appris concernant une juste direction ?” »

18:67-68 : « [L’autre] dit : “Tu ne pourras pas être patient avec moi. Comment serais-tu patient envers ce dont tu ne connais pas l’explication ?” »

18:78-79 : « Quant au bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais l’endommager car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. »

18:82 : « Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait en dessous un trésor qui leur appartenait… »

Tafsir consulté :

  • [x] Ibn Kathir
  • [ ] At-Tabari
  • [ ] Al-Qurtubi
  • [ ] Autre : _______________

Notes du tafsir :

Ibn Kathir rapporte le hadith complet du Prophète ﷺ expliquant les circonstances de cette rencontre extraordinaire.

Points clés :

  1. L’origine du voyage : Moussa (as), interrogé sur qui était le plus savant, répondit “moi”. Allah lui révéla qu’un de Ses serviteurs au confluent des deux mers possédait une science qu’il n’avait pas. Moussa entreprit alors ce voyage avec son serviteur Yusha’ ibn Noun.

  2. L’identité d’Al-Khidr : C’est un serviteur pieux à qui Allah donna une connaissance du ghayb (invisible) relative à certaines situations. Les savants divergent sur son statut de prophète.

  3. Les trois épreuves :

    • Le bateau percé : Al-Khidr l’endommagea pour le sauver d’un roi tyran qui confisquait les bons bateaux. Un mal apparent pour éviter un mal plus grand.
    • Le jeune tué : Il tua un garçon qui, s’il avait grandi, aurait poussé ses parents pieux vers la mécréance. Allah leur donna ensuite un enfant meilleur.
    • Le mur reconstruit : Dans une ville inhospitalière, il répara un mur pour protéger le trésor de deux orphelins jusqu’à leur maturité, par miséricorde pour leur père pieux décédé.
  4. Les leçons spirituelles :

    • La connaissance humaine est limitée, même celle des prophètes.
    • Ce qui semble mal peut cacher un bien, et vice versa.
    • La patience et l’humilité sont essentielles dans la quête du savoir.
    • Les bonnes œuvres des parents bénéficient à leurs enfants après leur mort.
  5. “Je ne l’ai pas fait de mon propre chef” (v.82) : Al-Khidr précise qu’il a agi sur ordre d’Allah, non de sa propre initiative, montrant sa soumission totale.

Date de vérification : 2025-12-25


Dernière mise à jour : 2025-12-25